Title: Hidradénome papillaire ou papillifère vulvaire" une tumeur bénigne vulvaire potentiellement rare : à propos d'un cas et revue de littérature
Authors: Janati Idrissi Youssef
El ougli Mehdi
Belhaj Yassine
Sofia Jayi
Fatima Zahra Fdili Alaoui
Hekmat Chaara
Moulay Abdeillah Melhouf
Volume: 8
Issue: 4
Pages: 90-93
Publication Date: 2024/04/28
Abstract:
: L'hidradénome papillaire ou papillifère (HP) est la plus fréquente des tumeurs glandulaires vulvaires (60 %). C'est une tumeur bénigne observée chez les femmes ; seuls de rares cas masculins, génitaux ou anaux, ont été décrits. Elle a d'abord été supposée d'origine apocrine et a reçu des appellations variées : hidradénome vulvaire, hidradénome tubulaire, adénome apocrine. Nodule à peine saillant, à surface lisse. Parfois pédiculé ; Couleur : muqueuse normale, bleuté ou rouge ± framboisé, Taille moyenne 6mm, parfois il augmente rapidement de taille, pouvant atteindre 2 cm. Le plus souvent d'une lésion unique ; les formes doubles ou triples sont rares. Localisation essentiellement vulvaire, principalement : sillon inter labial ou les zones adjacentes au sillon: la face interne de la grande lèvre, la face externe de la petite lèvre, et plus rarement le capuchon du clitoris. Le plus souvent asymptomatique mais il peut occasionner un prurit ou des saignements. Il s'agit de formations glandulaires tubulaires plus ou moins complexes siégeant dans le derme profond ou l'hypoderme et s'entourant d'un tissu fibreux un peu lamellaire ressemblant au tissu palléal qui est le tissu conjonctif des lobules glandulaires mammaires. En immunohistochimie, ces glandes expriment les récepteurs aux estrogènes et à la progestérone. Les similitudes histologiques de ces glandes avec la glande mammaire, ainsi que celles des HP avec certaines lésions mammaires, de ce fait Certains l'appellent donc désormais plutôt " adénome des glandes ano-génitales de type mammaire " Nous rapportons le cas d'une patiente Suivie en dermatologie depuis 2 ans pour des nodules multiples vulvaires augmentant progressivement de volume, chez qui le diagnostic d'un hidradénome papillifère vulvaire de forme triple a été retenu ayant bénéficié d'une exérèse chirurgicale sans complications